
Le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères, Naser Kanani, a condamné «fermement» les sanctions de l’UE et du Royaume-Uni, avertissant que le pays se réserve le droit de riposter à «ces politiques ratées».
«L’action de l’UE et du régime britannique est un signe de leur incapacité mentale à comprendre correctement les réalités de l’Iran, ainsi que de leur confusion concernant l’autorité de la République islamique d’Iran», a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse ISNA.
Après cela, le porte-parole de la diplomatie iranienne a assuré que son pays «se réserve le droit de rendre la pareille à ces politiques ratées et annoncera bientôt la liste des nouvelles sanctions contre les violateurs des droits de l’homme et les promoteurs du terrorisme dans l’Union européenne et au Royaume-Uni».
M. Kanani a ajouté que les autorités occidentales «savent très bien que les sanctions n’affecteront pas la détermination de la nation iranienne à faire face aux interférences et aux conspirations étrangères».
L’UE a adopté lundi une nouvelle série de sanctions à l’encontre de 18 personnes et 19 entités responsables de violations des droits de l’homme en Iran, à la suite de la répression par les autorités des manifestations prodémocratiques qui ont suivi la mort de la jeune Masha Amini.
Avec cette décision, les ministres des affaires étrangères de l’UE accentuent la pression sur Téhéran avec une quatrième série de mesures en réponse à la spirale de violence du régime, qui a persécuté des manifestants et condamné à mort et exécuté plusieurs personnes depuis septembre, lorsque la mort de la jeune femme kurde en garde à vue a déclenché une cascade de protestations dans le pays.
Dans le même temps, les autorités britanniques ont également annoncé des sanctions à l’encontre de Téhéran, à la suite de l’exécution du citoyen irano-britannique Alireza Akbari pour espionnage présumé, d’une série de mesures touchant Ahmad Fazelian, le procureur numéro deux d’Iran, entre autres.
Les États-Unis se sont ensuite joints à Londres et Bruxelles pour désigner dix personnes et une entité iranienne dans le cadre de ce qui constitue le «neuvième cycle de sanctions visant les acteurs responsables de la répression des manifestants pacifiques depuis le début des protestations dans le pays en 2022», selon le secrétaire d’État américain Antony Blinken.
Source: (EUROPA PRESS)






