
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a profité mardi de la Journée internationale de l’éducation pour appeler une nouvelle fois les talibans à lever l’interdiction «scandaleuse» faite aux femmes et aux filles afghanes d’entrer dans les écoles et les universités.
«Il est temps de mettre fin à toutes les lois et pratiques discriminatoires qui entravent l’accès à l’éducation. J’appelle les talibans à abroger l’interdiction scandaleuse et contre-productive de l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur pour les filles et les femmes en Afghanistan», a déclaré António Guterres.
De son côté, la directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a adressé son soutien aux femmes et aux filles d’Afghanistan à qui il est interdit «d’apprendre, d’étudier et d’enseigner» et leur a dédié cette cinquième Journée internationale de l’éducation.
«L’UNESCO condamne cette profonde atteinte à la dignité humaine et au droit fondamental à l’éducation», a déclaré M. Azoulay, qui a insisté sur le fait qu'»aucun pays au monde ne devrait empêcher les femmes et les filles de recevoir une éducation», car il s’agit d'»un droit humain universel qui doit être respecté».
«La communauté internationale a la responsabilité de veiller à ce que les droits des filles et des femmes afghanes soient rétablis sans délai. La guerre contre les femmes doit cesser», a déclaré Mme Azoulay.
Comme le dénonce l’UNESCO, 80 % des filles et des jeunes femmes afghanes en âge d’aller à l’école – soit quelque 2,5 millions – ne sont actuellement pas scolarisées en raison des décisions imposées par le gouvernement taliban, qui contrôle le pays depuis la prise de Kaboul en août 2021.
Depuis lors, les quelques mais importants progrès réalisés par les femmes en Afghanistan au cours des deux dernières décennies ont été bloqués par les fondamentalistes, qui ont aussi récemment interdit aux femmes de travailler dans les organisations humanitaires, ce qui a conduit nombre de ces agences à interrompre leurs opérations à un moment où le pays connaît l’une de ses pires crises économiques et alimentaires.
Source: (EUROPA PRESS)






