
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a qualifié lundi d'»attaque contre le cœur de la démocratie brésilienne» les violences qui ont eu lieu dimanche après que des milliers de partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro ont pris d’assaut les principales institutions du pays.
Il a ainsi qualifié de «choquantes» les images de milliers de personnes entrant au siège du Congrès national, au Palais du Planalto et à la Cour suprême à Brasilia après plusieurs mois de mobilisations et de manifestations violentes dues à leur mécontentement face à la victoire dans les urnes de Luiz Inácio Lula da Silva.
«La violence de dimanche a été le point culminant de la déformation soutenue des faits, ainsi que de l’incitation à la violence et à la haine par des acteurs politiques, sociaux et économiques qui ont alimenté une atmosphère de méfiance, de division et de destruction en rejetant le résultat d’élections démocratiques», a-t-il déclaré dans un communiqué.
Dans ce sens, M. Turk a exprimé que «les accusations infondées de fraude électorale sapent le droit à la participation politique», et a demandé instamment de mettre fin à la «désinformation et à la manipulation» dans ce pays d’Amérique latine.
«J’exhorte les dirigeants de l’ensemble du spectre politique brésilien à coopérer les uns avec les autres pour œuvrer au rétablissement de la confiance dans les institutions démocratiques et à la promotion du dialogue et de la participation du public», a-t-il déclaré, appelant les autorités à mener une enquête «rapide, impartiale, efficace et transparente» sur les violences de dimanche.
Après que les partisans ont pénétré dans les principales institutions démocratiques du pays, Lula a décrété l’intervention fédérale de Brasilia pour prendre en charge les pouvoirs de sécurité. Dans un communiqué commun, les trois puissances étatiques agressées ont souligné leur «unité» pour faire face à ce type d’attaque, qu’elles qualifient de «terrorisme» et de «coup d’État».
Source: (EUROPA PRESS)






