
L’Association brésilienne du journalisme d’investigation (ABRAJI) a dénoncé et condamné l’agression de plusieurs travailleurs des médias par des partisans de l’ancien président Jair Bolsonaro alors qu’ils couvraient l’assaut du siège des trois branches du gouvernement.
Au moins cinq journalistes ont été agressés ce dimanche à Brasilia dans l’exercice de leur métier, a indiqué ABRAJI, qui a également dénoncé le vol de plusieurs équipements de reporters par les assaillants.
Selon ABRAJI, un photographe a été agressé par un groupe de partisans de Bolsonaro qui criaient qu’ils allaient «prendre le Brésil». L’association a déploré que les attaques de l’extrême-droite contre la presse soient devenues monnaie courante ces deux dernières années face à la passivité des autorités.
Au total, 77 attaques ont été enregistrées contre des travailleurs de la presse au Brésil au cours des deux dernières années «sans que le gouvernement et les forces de sécurité n’aient pris les mesures adéquates», indique le communiqué.
Des milliers de partisans de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro ont pris d’assaut dimanche le siège du Congrès national, le palais du Planalto et la Cour suprême à Brasilia, après plusieurs mois de mobilisations et de manifestations violentes pour exprimer leur mécontentement face à la victoire électorale de Luiz Inácio Lula da Silva.
En conséquence, Lula a décrété une intervention fédérale à Brasília pour reprendre les pouvoirs de sécurité. Dans un communiqué commun, les trois pouvoirs étatiques agressés ont souligné leur «unité» pour faire face à ce type d’attaque, qu’ils ont qualifiée de «terrorisme» et de «coup d’État».
Source: (EUROPA PRESS)






