
Le gouvernement pakistanais a exclu tout nouveau contact avec le groupe armé Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP), connu sous le nom de Taliban pakistanais, après sa décision de rompre un cessez-le-feu et de reprendre ses attaques dans le pays d’Asie centrale.
Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Rana Sanaullah, a déclaré dans une interview accordée à Samaa TV que la décision avait été prise conjointement par le gouvernement et le nouveau chef des armées, Asim Munir.
Il a déclaré que le groupe ne contrôle pas de territoire au Pakistan et que les forces de sécurité ont lancé plusieurs opérations pour faire face à la menace, avant de promettre que la situation se stabilisera «bientôt».
Plus tôt dans la journée de mardi, deux membres du département de lutte contre le terrorisme ont été tués après avoir été la cible de tirs à Janeual, dans la province du Pendjab (sud-est), une attaque condamnée par le ministre. Aucun groupe n’a encore revendiqué la responsabilité de l’attaque.
L’autorité nationale pakistanaise de lutte contre le terrorisme a récemment affirmé que le groupe TTP avait étendu ses réseaux pendant les pourparlers de paix avec le gouvernement, ajoutant que le retrait des États-Unis d’Afghanistan lui avait permis d’accroître ses activités dans le pays voisin.
La situation a incité le Pakistan à demander aux talibans afghans, qui ont servi de médiateurs lors des contacts en vue d’un éventuel accord de paix, de faire face à la recrudescence des activités du TTP. Islamabad est allé jusqu’à menacer de mener des opérations transfrontalières, ce que Kaboul a fermement rejeté.
Le TTP, qui diffère des talibans afghans sur le plan organisationnel mais suit la même interprétation rigoriste de l’islam sunnite, chapeaute plus d’une douzaine de groupes militants islamistes opérant au Pakistan, où ils ont tué quelque 70 000 personnes en deux décennies de violence.
Source: (EUROPA PRESS)






