
Le ministère sri-lankais de la Défense a annoncé vendredi qu’il allait réduire d’un tiers les effectifs des forces armées pour atténuer autant que possible la profonde crise économique que traverse le pays, plongé dans de difficiles négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et encore sous le choc de la révolution qui a éclaté en juillet 2022 en raison de la hausse des prix.
La ministre, Premitha Bandara Tennakoon, a encadré cette décision dans le contexte de la relative sécurité extérieure dont jouit le pays après le recrutement record de troupes entre 2017 et 2019, où l’armée sri-lankaise a atteint 317 000 soldats, un chiffre encore plus élevé qu’au plus fort de la guerre contre les rebelles tamouls.
Tennakoon a maintenant confirmé que le nombre actuel de 200 783 soldats sera réduit d’un tiers, à 135 000, d’ici 2024, au début d’un processus qui culminera en 2030, lorsque le nombre de militaires devrait être plafonné à 100 000, selon une déclaration reprise par le portail d’information sri-lankais NewsCutter.
«Les dépenses militaires sont fondamentalement des dépenses d’État qui stimulent indirectement et ouvrent des voies pour la croissance économique en assurant la sécurité nationale et humaine», a-t-il déclaré dans la déclaration, dans laquelle il a appelé à faire preuve de franchise en relatant l’impact du maintien de l’armée sur l’économie du pays.
«La force militaire et le développement économique à long terme sont les deux faces d’une même pièce qui coexistent, mais ne sont jamais discutées ouvertement», a-t-il déploré.
Entre-temps, le ministre d’État aux finances, Shehan Semasingh, a également rappelé vendredi l’incertitude qui entoure les négociations avec le Fonds monétaire international, une absence d’action concrète qui «fait payer un lourd tribut au peuple sri-lankais».
Le secrétaire a expliqué qu’en dépit des «progrès significatifs dans le processus de renflouement», reflétés par la signature préliminaire d’un accord au niveau du personnel, le Sri Lanka n’a pas encore reçu de garanties financières de ses partenaires bilatéraux et, par conséquent, «n’a pas été en mesure d’obtenir l’approbation du conseil d’administration du FMI», a-t-il déclaré lors de la conférence économique régionale Voice of Global South Summit, comme le rapporte le portail Colombo Page.
Source: (EUROPA PRESS)






