
Une commission yéménite a estimé que près de 450 civils sont morts au Yémen depuis le début de l’année en raison du conflit qui oppose depuis longtemps le gouvernement yéménite à l’insurrection huthi, malgré un cessez-le-feu précaire conclu entre avril et octobre.
Les données ont été fournies par la Commission nationale yéménite d’enquête sur les violations présumées des droits de l’homme (NCIAVHR), un » mécanisme national » au sens des résolutions de l’ONU, comme indiqué sur son site Internet.
Dans son bilan de l’année, publié jeudi et rapporté par le portail d’information The New Arab, la commission fait état de la mort de 447 civils, dont 35 femmes et 82 enfants, notamment dans les provinces de Taiz, dont la capitale est assiégée par les insurgés depuis des années, de Hodeida, qui abrite l’un des principaux ports du pays, et de Marib, théâtre d’affrontements sanglants jusqu’à la proclamation du cessez-le-feu.
Parmi les crimes signalés par la commission figurent les meurtres, la torture, les déplacements forcés, les exécutions extrajudiciaires, les viols et les abus sexuels, ainsi que la destruction de biens.
La commission, qui recense un total d’environ 3 400 incidents violents, dénonce tant les insurgés que l’armée yéménite et ses alliés, la coalition internationale dirigée par l’Arabie saoudite, pour tous ces crimes, «à l’exception de la pose de mines, du recrutement forcé d’enfants et du bombardement de maisons, dont le groupe Huthi, soutenu par l’Iran, est le seul responsable».
La commission appelle toutes les parties au conflit à se conformer au droit humanitaire international en matière de protection des civils dans toutes les régions du Yémen, ainsi qu’à mettre fin aux arrestations arbitraires, aux disparitions forcées, à la torture et au pillage des biens, et exhorte la communauté internationale à adopter une position ferme à l’encontre des auteurs de violations des droits de l’homme.
L’ONU estime que quelque 370 000 personnes ont été tuées dans la guerre civile au Yémen, qui a débuté avec la conquête par les insurgés de la capitale, Sanaa, en décembre 2014, élément déclencheur d’un conflit qui a finalement entraîné le pays, déjà l’un des plus pauvres du monde, dans ce que les ONG et l’ONU considèrent comme la pire crise humanitaire au monde.
Source: (EUROPA PRESS)






