
La Cour suprême angolaise a ordonné la saisie temporaire de tous les actifs et biens d’Isabel dos Santos, fille du défunt ancien président José Eduardo dos Santos, évalués à 941 millions d’euros, y compris cent pour cent de ses parts dans la société Embalvidro, dont elle est l’usufruitière.
La saisie comprend également tous les soldes bancaires, les dépôts courants à son nom ou partagés dans toutes les institutions bancaires, selon l’ordonnance de la Cour suprême, datée du 19 septembre, mais rendue publique mardi par plusieurs médias, dont «Jornal de Angola».
La Cour suprême angolaise a également autorisé la saisie de 70 % des actions de la société UPSTAR Comunicação et du même pourcentage de MSTAR SA, une entreprise de télécommunications au Mozambique, ainsi que de 100 % d’Unitel, une autre entreprise de ce secteur au Cap-Vert et à São Tomé-et-Príncipe.
Au début du mois, plusieurs médias ont rapporté qu’Interpol avait émis un mandat d’arrêt à l’encontre de Dos Santos, qui est accusé par le bureau du procureur angolais d’avoir causé des pertes à l’État de plus de 5 milliards de dollars pendant les 38 ans de règne de son père.
En conséquence, ses avoirs en Angola et au Portugal ont été gelés. Mme Dos Santos, qui est devenue la femme la plus riche d’Afrique selon «Forbes», a dénoncé être victime de persécutions politiques depuis qu’elle a été poursuivie en 2020 pour corruption présumée lorsqu’elle était présidente de la compagnie pétrolière publique Sonagol.
Ce procès s’est ouvert moins d’une semaine après la publication de plus de 700 000 documents provenant de l’empire commercial qu’elle dirige, les «Luanda Leaks», qui révèlent comment elle a obtenu des contrats lucratifs dans les secteurs du pétrole, des diamants et des télécommunications pendant le mandat de son père, et comment plusieurs sociétés occidentales l’ont aidée à sortir l’argent du pays.
Source: (EUROPA PRESS)






